Jeudi 24 janvier,
Catia Vecchi-Corbin a présenté au public les grandes caractéristiques de la
peinture métaphysique au travers, principalement, de l’œuvre de deux artistes :
Giorgio De Chirico (1888-1978) et
Carlo Carrà (1881-1966). Ces deux peintres aux tableaux quelque peu différents se sont disputés la « paternité » de ce style dit « au-delà de la réalité »…
Du côté de
De Chirico,
considéré par le plus grand nombre comme son inventeur, les compositions, à l’instar de
Deux masques ,
Les muses inquiétantes ou
Le grand métaphysique, nous plongent dans un
univers inquiétant où tantôt les t
êtes de mannequins sans expression font office de visages humains, tantôt les f
ormes géométriques rythment les paysages… Au sommet de
l’étrange, train, porte, horloge, statue, usine et instruments du peintre se côtoient sur la toile.
Concernant
Carrà, les
sujets sont tout de même
pourvus d’un profil, d’un visage et d’un volume à l’image de
L’Antigrazioso ; les
paysages donnent à voir de
plus vives couleurs comme par exemple
La maison rouge...
Dans les deux cas pourtant,
la réalité devient énigmatique et se dresse en
véritable assemblage de symboles qui en appellent à l’
intemporel, aux
mythes, à la
pensée pour concourir à
faire de la peinture métaphysique, née en 1917 à Ferrara, une « expression picturale figurative caractéristique ».
Prochain rendez-vous :
JEUDI 27 MARS à 19h avec une conférence sur AMEDEO MODIGLIANI